
Vuki est arrivé chez nous en juin 2019, à l’âge de 6ans. Il n’a jamais vécu en intérieur. Par tous temps il vivait dehors, dans un grand parc. Aussi nous savions qu’il faudrait passer par une phase d’apprentissage et que ce ne serait sans doute pas facile pour lui. Je vais donc raconter notre manière de faire qui pourra peut être aider au moins en donnant de l’espoir si vous rencontrez des difficultés.
Gestion de la solitude ? Anxiété de séparation ?
Pour ma part je préfère scinder les deux, même si les comportements résultants seront très souvent les mêmes. Je définirais l’anxiété de séparation comme le fait que le chien se retrouve dans une détresse émotionnelle suite au fait de se retrouver séparé de sa/ses figure(s) d’attachement. Finalement le chien même avec un copain chien ou d’autres humains peut donc présenter ces troubles (nous étions dans ce cas).
Tandis que la gestion de la solitude est tout simplement à mon sens le fait d’apprendre à rester seul, sans aucune autre présence.
Dans les deux cas on pourra observer des comportements d’alerte qui peuvent mettre sa santé et sa sécurité en jeu dans certains cas extrêmes : ne mange plus, de se repose pas, hyperventillation, augmentation du rythme cardiaque, dilatation des pupilles, anticipation du départ en changeant de comportement, vocalises (allant du sifflement/couinement aux aboiements/hurlements), la destruction de bien matériel, tentative d’évasion -gratter les portes/fenêtres-, malpropreté, et dans certains cas mutilation, …
Pourquoi cela se manifeste ?
Il y a de nombreuses raisons possibles au fait qu’un chien puisse mal gérer ce moment de séparation/solitude. Mais quelqu’elles soient, tout peut s’apprendre avec plus ou moins de facilité. Il y a en effet le facteur de prédisposition génétique mais il n’est pas le seul. Un changement de routine, un déménagement, la disparition ou l’apparition d’un nouvel être/élément, un traumatisme, etc
Comment améliorer la situation ?

J’aime dire que l’apprentissage de la solitude commence en présence de l’humain. Si dans la maison le chien réagit à chacun de nos mouvements et nous suit dans toutes les pièces de la maison (jusqu’au WC pour certains) on augmente le risque que le chien gère mal la solitude et le détachement.
Aussi nous avons travailler ces micros absences en limitant les accès à l’aide de barrières (pour enfant par exemple) dans un premier temps pour laisser la vue, puis en fermant les portes. Pas d’accès à la douche, aux chambres ou au WC ou autre pièce qu’on décide de limiter. Cela permet au chien de franchir une première étape.
Une fois cette étape validée nous avons travailler le fait de se préparer, de fermer les volets, de toucher les chaussures, de toucher les clefs pour terminer par toucher la porte etc, sans pour autant partir pour finir par dédramatiser tous ces instants.
Enfin nous avons commencer par des petits départs de très courtes durées (aller chercher le courrier par exemple) afin d’habituer le chien sur quelques minutes. Pour certains il faudra même diminuer cette étape. Pour d’autres cela pourra augmenter rapidement.
Dans tous les cas, une étape me semble validée une fois que le chien arrive à rapidement rester calme et se détendre, voire ne pas réagir.
Les petits trucs en plus qui sont tout de même indispensables

Outre répondre aux besoins quotidiens du chien (ce qui me semble juste évident pour avoir une chien serein dans sa tête), nous privilégions de faire une balade calme avant le départ (surtout si nous comptons partir plusieurs heures) pour mettre dans de bonnes disposition les chiens.
Concernant le fait de laisser ou non des jeux : je ne suis pas spécialement pour. Du moins ici cela n’a pas été concluant. Eos n’apprenait pas à se poser mais restait en constante stimulation pour, une fois le jeu fini, se retrouver seule et réaliser qu’il n’y avait plus personne ce qui l’amenait à stresser. A force elle montait en stress/excitation et finissait par uriner sur son tapis de fouille par exemple. On a donc décidé de ne plus procéder ainsi. Seul reste toujours à disposition des choses a ronger (corne, sabots) en cas de besoin dans un bac où ils ont accès quand ils le souhaitent. Mais au final ils n’en veulent pas, ils prennent l’habitude d’aller se coucher au moment du départ.
Je ne recommande pas non plus la cage FERMEE. Au mieux elle cachera le problème en obligeant le chien à ne plus s’exprimer sans pour autant lui apprendre à se détendre, au pire ça augmentera les symptômes. Attention à ne pas confondre conditionnement et bien être. L’un n’entraine pas automatiquement l’autre.
Enfin gérer l’environnement, ranger les choses le temps de l’apprentissage au moins.
En cas de problème persistants : contacter un éducateur patient et respectueux pour vous aider à comprendre ce qui coince.
Aujourd’hui après quelques mois de travail -pas forcément régulier je l’admets au début mais nous avons ensuite amélioré tout ceci- Vuki gère parfaitement bien les absences. Nous leur disons « on revient » et tout se passe correctement.. Il n’est plus malpropre – il stressait au point de se mettre en diarrhée voire vomi-, ne cherche plus à s’attaquer à la porte. Il va immédiatement se coucher voire il s’endort. Lorsque nous partons plusieurs heures, les fois où il se relève pour vérifier à la porte sont de plus en plus rares (nous utilisons une petite caméra Dogclever pour surveiller, très utile au début pour savoir ce qu’il se passe, quand son les déclencheurs, quand revenir etc etc).
Je rajouterais qu’à ce jour je m’aide de lithothérapie (pierres agissant sur les énergies et soutenant le travail mise en place) au travers de la boutique Petstones ( code pour avec une réduction EOSVUKISTONES )




















